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L’Usgeres lance le premier réseau « Égalité et prévention des discriminations » dans l’économie sociale
Ce sont près de 750 000 salariés et 60 000 employeurs qui sont concernés
Le Conseil d’Administration de l’Usgeres innove et s’engage à mettre en place le premier réseau « égalité et prévention des discriminations » dans l’économie sociale, en lien avec les Pouvoirs publics[1].
Ce réseau, constitué de 22 référents nationaux et de 15 correspondants régionaux, contribuera notamment au développement des initiatives régionales de l’économie sociale en matière de prévention des discriminations mais aussi à la promotion des diversités. À ce titre, les référents s’appliqueront à développer des actions de sensibilisation et de formation visant à prévenir les discriminations au sein des branches, secteurs et entreprises du secteur de l’économie sociale.
La création de ce réseau s’inscrit dans un programme national d’actions (accord cadre signé avec le GEMA et les Pouvoirs publics en janvier 2008) qui a vu plusieurs initiatives : création d’un outil de sensibilisation et de formation, organisation de manifestations (Colloque diversité Paris du 29 mars 2008, Poitiers du 13 novembre 2009…), participation au groupe de travail de la HALDE sur la parité femme/homme, partenariat avec Pôle emploi en 2010 au « train de l’égalité des chances », soutien au réseau égalité de la Fondation Agir Contre l’Exclusion, etc.
L’Usgeres souhaite ainsi mobiliser les syndicats d’employeurs de l’économie sociale afin d’agir au plus près des publics traditionnellement discriminés, à l’heure où la crise économique risque de les fragiliser encore plus.
Ainsi, pour Alain CORDESSE, Président de l’Usgeres : « Cette préoccupation prend un sens particulier pour notre secteur dans la période de crise économique actuelle qui renforce la précarité de l’emploi. Dans ce contexte, nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’employeurs de l’économie sociale de lutter contre ces processus d’exclusion et de discrimination ».
[1] Créée en 1994 et présidée par Alain Cordesse, l’Union des Syndicats et Groupements d’Employeurs Représentatifs dans l’Économie Sociale (USGERES) regroupe 25 groupements et syndicats d’employeurs (associations, mutuelles, coopératives) et 12 branches professionnelles. Avec plus de 750 000 salariés et 60 000 employeurs, soit 75% des employeurs fédérés, l’USGERES est aujourd’hui la seule organisation interbranche de l’économie sociale.
Judicaël Bénet
Chargé de mission
Usgeres pôle " Égalité et prévention des discriminations "
LIgne directe : +33 1 43 41 63 27
Mobile : +33 6 70 41 69 23
www.usgeres.fr
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L'OCIRP lance la 3ème édition du prix "Acteurs économiques et handicap"
Ce prix valorise les actions d’innovation et de sensibilisation menées par l’ensemble des acteurs économiques (privés, publics, ou de l’économie sociale) en faveur des personnes handicapées, et fait connaître ainsi leur engagement.
Date limite de dépôt le 25 avril 2010
Pour plus d'informations, voir la plaquette de présentation ou se rendre sur le site Internet dédié au Prix de l'OCIRP : www.exempleasuivre.com
OCIRP : Organisme Commun des Institutions de rente et de Prévoyance. Infos : www.ocirp.fr
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L’entrepreneuriat social, un mouvement de pensée inscrit dans le capitalisme –article de J-F Draperi 
La conception portée par le Mouves (mouvement des entrepreneurs sociaux) est présente à peu près partout dans le monde. Dans de nombreux pays, des mouvements comparables sont d’ores et déjà organisés ou sont en passe de l’être. L’économie sociale (ES) que nous considérons comme « classique » est, comme on le sait, en réalité une conception d’origine française partagée partiellement chez quelques uns de nos plus proches voisins.
Comment s’articulent ES et entrepreneuriat social ? Pour répondre à cette question, il faut distinguer clairement les entreprises sociales – de forme associative, coopérative ou de statuts classiques ‑ de l’entrepreneuriat social. Au-delà de leur choix statutaire, les pratiques des entreprises sociales sont généralement proches des principes de l’économie sociale.A l’inverse, l’entrepreneuriat social est un mouvement de pensée, et en tant que tel, difficilement compatible avec l’économie sociale. C’est sur l’entrepreneuriat social que porte ce texte. Pourquoi ? Nous souhaitons attirer l’attention sur le fait que l’entrepreneuriat social, projet politique issu de la philanthropie, cherche à se surimposer aux entreprises sociales et plus largement aux associations et aux coopératives.
Lire la suite sur le site de la Recma.
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L’Usgeres saisit à nouveau le Conseil d’État pour faire reconnaître sa représentativité patronale et donner ainsi sa place à l’économie sociale dans le dialogue social national
L’Union de Syndicats et Groupements d’Employeurs Représentatifs dans l’Économie Sociale (Usgeres) a déposé, le 17 février, une nouvelle requête en contentieux au Conseil d’État pour faire reconnaître sa représentativité patronale au plan national.
L’Usgeres, qui fédère plus de 60 000 employeurs et 750 000 salariés, est la seule organisation professionnelle interbranches du « hors champ » à n’avoir aucun siège dans les instances nationales et territoriales du dialogue social, et ce malgré l’existence d’un champ actif de négociation et des résultats significatifs lors des deux derniers scrutins prud’homaux (Plus de 19% des voix dans le collège employeurs en 2008 pour l’Association des employeurs de l’économie sociale).
Lire la suite du communiqué de presse
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Le numéro 315 de la Recma est paru en février
Au sommaire :

- Quelle reconnaissance publique pour le secteur associatif ?
- L'évaluation de l'utilité sociale
- Tourisme social : une alternative à la banalisation ?
- Mondialisation économique et identité mutualiste
- L'ES dans les services de santé en France et au Canada
- Réinventer le mutualisme en Colombie
Retrouvez l'intégralité de ce numéro : sommaire, temps forts et les brèves d'actualité sur le site de la Recma !
Editorial : Economie sociale et entrepreneuriat social par JF Draperi
L’entrepreneur social fait irruption dans le(s) monde(s) de l’économie sociale et de l’économie solidaire. On ne peut que se féliciter qu’un nouvel acteur reprenne l’essentiel des valeurs de l'ESS et revendique cette filiation. C’est notamment au travail réalisé, dans l’ombre, depuis plus de trente ans par les acteurs de l’économie sociale que l’entrepreneuriat social doit une partie de son identité. Il ne faut toutefois pas se méprendre. Cette reconnaissance s’explique aussi et surtout par l’investissement de forces économiques, sociales et politiques nouvelles: des universités américaines et de grandes écoles, des entreprises multinationales, leurs fondations, de grands cabinets de consultants, des Etats se mobilisent pour le soutenir et répondre à la soif légitime de sens au travail revendiqué par la jeunesse et particulièrement par les élèves ayant suivi de longs cursus dans des écoles souvent prestigieuses. C’est la conjonction entre une bonne idée – celle de promouvoir une économie en vue de servir la société et non de verser des dividendes – et un ensemble d’acteurs économiquement et politiquement puissants qui explique l’ascension de l’entrepreneuriat social. Dans l’effervescence du moment et la confusion qu’elle suscite au sein d’une économie sociale divisée et incapable de communiquer clairement à l’extérieur, il faut souligner l’intérêt majeur à se rencontrer et à échanger. La condition d’un bon échange est la reconnaissance réciproque de l’ESS et de l’entrepreneuriat social. Forte de deux siècles d’histoire, l’ESS peut en effet contribuer à éclairer les pas des entrepreneurs sociaux. Qu’a-t-elle à leur dire ? Beaucoup sans doute, et notamment :
• La finalité de l’économie sociale est l’émancipation de tous. C’est cette finalité qui permet de comprendre son projet fondateur d’être une économie au service de l’homme en général.
• Son action est collective: c’est le groupement de personnes qui constitue le trait commun de ses entreprises et qui la différencie à la fois de la petite entreprise et de la société de capitaux. Elle prolonge fréquemment la première en lui permettant de coopérer et de mutualiser des moyens… et s’oppose souvent à la seconde précisément parce que le pouvoir des personnes selon le principe « Une personne, une voix » qui la fonde est incompatible avec le pouvoir détenu par les actionnaires. Sur ce point, comme disait Gide, elle ne fait pas confiance à la seule liberté de décision de l’entrepreneur ou de l’actionnaire. Le sociétariat n’est pas le partage du capital ni la seule acceptation des actionnaires de ne pas rémunérer leur capital, il est émancipateur.
• Les bénéficiaires de son action sont aussi sociétaires, selon le principe de la double qualité. Les populations qui constituent ses bénéficiaires – clients, usagers, consommateurs ou travailleurs – sont également ses adhérents, associés, sociétaires. C’est à cette condition que l’on peut parler d’émancipation de tous, dans la mesure où seule la double qualité permet d’éviter la dépendance dans laquelle se trouvent fréquemment enfermées les personnes qui ont besoin d’être secourues. Plus précisément, la double qualité permet au travailleur de doubler sa qualité de salarié de celle de co-entrepreneur et au consommateur de considérer les biens et services non seulement comme des marchandises, mais également comme des produits de la nature et du travail. Elle évite la dette que ne manquent pas de contracter la philanthropie et la marchandisation que risque d’engendrer le social business.
Bien sûr, ces trois termes, émancipation, groupement de personnes, double qualité, peuvent être mis en oeuvre de multiples manières, dans des cadres plus ou moins contraints, dans des contextes plus ou moins favorables et, conséquemment, de façon plus ou moins aboutie. De ce point de vue, l’essentiel, c’est d’abord de défendre les formes de solidarité durables déjà acquises : les statuts des groupements de personnes, les principes démocratiques, la solidarité qui s’exerce dans les réserves impartageables, la révision coopérative, le principe même de l’excédent de gestion, etc., statuts dont ont besoin les entrepreneurs sociaux pour mettre en oeuvre leurs convictions humanistes. L’essentiel, c’est ensuite de trouver de nouvelles voies à l’émancipation dans un contexte d’inégalités qui continuent de s’accroître et dans un monde qui poursuit la destruction de son cadre de vie. Nous parions que les entrepreneurs sociaux trouveront ces voies. Comme elle l’affirme depuis ses origines, l’ESS répond aux besoins sociaux non ou mal satisfaits, mais non sans innover et sans se donner les moyens de changer la nature même des besoins sociaux.
Jean-François Draperi
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